Entre deux Rondes

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Duo chorégraphique en 1 acte

Première : le 25 avril 1940 à l’Opéra de Paris

Musique : Marcel Samuel-Rousseau

Argument (ou livret) : Marcel Samuel-Rousseau

Décors et costumes : Nadine Landowski

Direction musicale : Louis Fourestier

Principaux interprètes : Nicolas Efimoff (le Gardien), Serge Lifar (la Statue), Solange Schwarz (la Danseuse de Degas)

Dernière représentation par le Ballet de l’Opéra de Paris, Palais Garnier, 1956 

Entrée au répertoire de l’Ecole de Danse 25.3.1992.

Dernière représentation, Spectacle de l’Ecole de Danse, 3. 5. 2006

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« [...] Au Musée du Louvre, entre deux rondes réglementaires, faites, la nuit, par un gardien indifférent, une danseuse de Degas se rend dans une des salles de sculpture et convie une statue d’Apollon à un duo chorégraphique auquel se mêlent finalement un groupe de deux enfants de marbre, puis quelques autres danseuses, descendues de leur cadre comme la protagoniste. A la seconde ronde du gardien, tout rentre dans l’ordre.

A ce scénario, d'une simplicité voulue, correspond, au point de vue musical, une extrême sobriété de moyens, et l'ensemble se développe dans le temps avec une concision qui assure l'unité harmonieuse de cet ouvrage minuscule. Il faut louer l'auteur pour sa réussite, inspirée par un  parti  pris  de  discrétion  qui  lui  vaudra  un succès d'autant plus légitime qu'il constitue une qualité éminemment rare...

La musique suit l'action en se rehaussant de touches heureuses: brefs accents héroïques pour souligner les évolutions du jeune dieu, danses franches, d'une grâce un peu surannée et qui évoque toute une époque, pour accompagner les ébats de la danseuse; une ambiance à la Messager s'éclaire opportunément de reflets de Léo Delibes. L'instrumentation délicate sonne toujours remarquablement.

A la chorégraphie de M. Serge Lifar va une part légitime du succès, auprès du public heureux, en outre, de rendre un nouvel hommage à l'harmonie plastique du danseur. Les abondantes trouvailles dont M. Lifar est coutumier se renouvellent sans avoir recours ici à ces mouvements schématiques qu'appellent les heurts rythmiques et sonores de tant d'œuvres modernes. Elles s'inspirent simplement de la musique de danse la plus classique et n'en sont pas moins savoureuses, ce qui souligne la souplesse de l'art du chorégraphe. Le succès de Mlle Solange Schwarz, dans la danseuse de Degas, n'a pas été moins grand que celui de son partenaire. Elle campe à la perfection la silhouette du personnage et l'anime avec une sûreté technique singulière. M. Efimoff figure le gardien.

Et le décor synthétique de Mme Nadine Landowski constitue un cadre charmant.

C'est M. Louis Fourestier qui dirige l'ouvrage, avec précision et autorité. »

La quinzaine musicale par Paul Bertrand, in Le Ménestrel, 26 avril 1940, p. 66